<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Mutuelle Info</title><link>http://mutuelleinfo.canalblog.com/</link><description>La mutualit&#xe9; en tant qu&apos;assurance sociale, plac&#xe9;e sous le contr&#xf4;le de l&apos;&#xc9;tat, a une histoire. Voici quelques caract&#xe9;ristiques au sujet de ces assurances compl&#xe9;mentaires de sant&#xe9;</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 15 Nov 2009 07:25:20 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Mutuelle info</title><dc:creator>mutuelleinfo</dc:creator><link>http://mutuelleinfo.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685456.html</link><comments>http://mutuelleinfo.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685456.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://mutuelleinfo.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10685456/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://mutuelleinfo.canalblog.com/archives/2008/09/23/10685456.html</guid><description>&lt;p class=&quot;post&quot; id=&quot;post-26&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;PERIODE DE CHANGEMENT DES &lt;a href=&quot;http://mutuelle-assurance.assurprox.com/&quot;&gt;MUTUELLES &lt;/a&gt;de 1850 &#xe0; 1945&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;entrytext&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#xe9;riode a eu &#xe9;t&#xe9; &#xe0; interpr&#xe9;ter autour de deux grandes &#xe9;tapes li&#xe9;es &#xe0; l&apos;&#xe9;mergence du monde du travail sur la sc&#xe8;ne politique. La premi&#xe8;re, qui va jusqu&apos;&#xe0; 1898, a eu &#xe9;t&#xe9; une p&#xe9;riode charni&#xe8;re. Elle se solde par la reconnaissance du fait mutualiste dans la vie politique. La seconde, jusqu&apos;en 1945, t&#xe9;moigne du office officiel et du caract&#xe8;re institutionnel de la Mu&#xad;tualit&#xe9; dans le champ sp&#xe9;cifique de la protection sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu&apos;en 1898. - durant la seconde moiti&#xe9; du xix&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#xe8;cle, la France, tout en restant un pays &#xe0; dominante rurale, conna&#xee;t une forte industrialisation, condition de la constitution d&apos;un prol&#xe9;tariat urbain qu&apos;il s&apos;agit d&apos;organiser. C&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; la prise en compte de ce probl&#xe8;me qui a eu &#xe9;t&#xe9; &#xe0; l&apos;origine d&#xe9;s solutions appor&#xad;t&#xe9;es par les pouvoirs qui se sont succ&#xe9;d&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la Seconde R&#xe9;publique issue de la r&#xe9;volution de 1848, un vent de libert&#xe9; permet le d&#xe9;veloppement des changements associationnistes. L&apos;article 291 du Code p&#xe9;nal a eu &#xe9;t&#xe9; abrog&#xe9; et l&apos;article 8 de la Constitu&#xad;tion reconna&#xee;t aux citoyens le droit de s&apos;associer. Il en r&#xe9;sulte la constitution d&apos;un grand nombre de ssm (411 en deux ans). En 1850, 2 000 rassemblements rassemblent pr&#xe8;s de 100 000 adh&#xe9;rents., ce d&#xe9;veloppement brutal s&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; av&#xe9;r&#xe9; risqu&#xe9;, les ssm &#xe9;tant des foyers d&apos;agitation sociale. Le 15 juil&#xad;let 1850 a eu &#xe9;t&#xe9; adopt&#xe9;e la premi&#xe8;re loi sur les corporations de secours. Tout en maintenant le libre arbitre d&apos;association, elle rend possible une forme de contr&#xf4;le par l&apos;&#xc9;tat par la reconnaissance d&apos;utilit&#xe9; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a eu &#xe9;t&#xe9; &#xe0; noter que, &#xe0; l&apos;inverse des lois &#xe9;dict&#xe9;es par les pr&#xe9;c&#xe9;dents r&#xe9;gimes, cette loi se pr&#xe9;sente sous forme d&apos;&#xe9;change de services entre l&apos;&#xc9;tat et les corporations concern&#xe9;es. La reconnaissance d&apos;uti&#xad;lit&#xe9; publique d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; permet de b&#xe9;n&#xe9;ficier d&apos;avantages r&#xe9;glementaires et fiscaux (personnalit&#xe9; r&#xe9;glementaire, possibilit&#xe9; de recevoir dons et legs…) en &#xe9;change de l&apos;acceptation d&apos;une tutelle adminis&#xad;trative. Mais les contraintes impos&#xe9;es par cette reconnaissance t&#xe9;moignent de la m&#xe9;fiance persis&#xad;tante des pouvoirs publics ; parmi ces contraintes on peut citer le contr&#xf4;le des statuts par le Conseil d&apos;Etat, la fixation du montant des contributions en fonction de tables de maladie ou de mortalit&#xe9;, et le respect de&amp;nbsp; &amp;nbsp;quotas : les corporations devaient avoir plus de 100 affili&#xe9;s et moins de 2 000. Ces mesures rappelant les p&#xe9;riodes ant&#xe9;rieures eurent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;peu de succ&#xe8;s : neuf corporations seulement se firent reconna&#xee;tre d&apos;utilit&#xe9; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le Second Empire, les ssm ont &#xe9;t&#xe9; l&apos;objet d&apos;une attention particuli&#xe8;re. Napol&#xe9;on III modifie pro&#xad;fond&#xe9;ment la physionomie de la Mutualit&#xe9;, dont traits ont &#xe9;t&#xe9; rest&#xe9;s marqu&#xe9;s jusqu&apos;&#xe0; aujour&#xad;d&apos;hui. Cette modification s&apos;appr&#xe9;hende autour de la question des relations entre les pouvoirs publics et les ssm. Leur office a eu &#xe9;t&#xe9; indispensable, mais leur carac&#xad;t&#xe8;re professionnel les rend dangereuses au regard de la paix sociale. &#xc9;viter les revendications ou&#xad;vri&#xe8;res tout en maintenant une &#xe9;dification suffi&#xad;samment souple visant la pr&#xe9;voyance des risques sociaux, telle semble la difficult&#xe9; &#xe0; r&#xe9;soudre. Napo&#xad;l&#xe9;on III s&apos;y emploie en r&#xe9;tablissant par le d&#xe9;cret du 26 mars 1852 l&apos;article 291 du Code p&#xe9;nal imposant &#xe0; nouveau l&apos;autorisation pr&#xe9;alable &#xe0; la constitution de corporations de secours libres. &#xc0; c&#xf4;t&#xe9; des corporations reconnues, ce m&#xea;me d&#xe9;cret, qui se substitue &#xe0; la loi de 1850, cr&#xe9;e une nouvelle cat&#xe9;gorie de corporations : les corporations approuv&#xe9;es. Elles ont &#xe9;t&#xe9; &#xe0; la fois s&#xe9;v&#xe8;re&#xad;ment contr&#xf4;l&#xe9;es et encourag&#xe9;es &#xe0; se d&#xe9;velopper. Elles ont &#xe9;t&#xe9; contr&#xf4;l&#xe9;es tout d&apos;abord dans l&apos;initiative de leur constitution. Selon l&apos;article 1 du d&#xe9;cret, il revient au maire ou au cur&#xe9;, dans chacune des communes o&#xf9; l&apos;utilit&#xe9; en serait reconnue par le pr&#xe9;fet, apr&#xe8;s avis du conseil municipal, de cr&#xe9;er une soci&#xe9;t&#xe9; approuv&#xe9;e. Pour T. Laurent (9) : Cette phrase d&apos;apparence anodine devait avoir… des con&#xad;s&#xe9;quences importantes quant &#xe0; l&apos;&#xe9;volution de la &lt;a href=&quot;http://mutuelle-assurance.assurprox.com/&quot;&gt;mutuelle&lt;/a&gt;, et il pr&#xe9;cise plus loin : Il s&apos;agissait d&apos;attirer les travailleurs, de les regrouper dans une structure suffisamment &#xe9;troite pour isoler rapidement les meneurs et interdire toute revendication collective dangereuse. La commune constituait la base id&#xe9;ale de ce regroupement, particuli&#xe8;rement dans les r&#xe9;gions rurales o&#xf9; les ph&#xe9;nom&#xe8;nes de r&#xe9;sis&#xad;tance au changement ont fr&#xe9;quemment &#xe9;t&#xe9; largement exploit&#xe9;s par les r&#xe9;gimes en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des notables qui encadrent ces corporations. Le pr&#xe9;sident, apr&#xe8;s une s&#xe9;v&#xe8;re enqu&#xea;te, a eu &#xe9;t&#xe9; nomm&#xe9; par l&apos;empereur. Celui-ci se veut le protecteur de la Mutualit&#xe9;. Les statuts des corporations approuv&#xe9;es doivent &#xea;tre soumis au contr&#xf4;le de l&apos;autorit&#xe9; de tutelle (ministre de l&apos;Int&#xe9;rieur ou pr&#xe9;&#xad;fets). Un compte rendu moral et financier annuel devait lui &#xea;tre adress&#xe9;. Ces corporations ne pouvaient accueillir plus de 500 affili&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une commission sup&#xe9;rieure d&apos;encourage&#xad;ment et de surveillance des ssm se devait de&amp;nbsp; &amp;nbsp;pro&#xad;voquer et d&apos;encourager la fondation et le d&#xe9;velop&#xad;pement des ssm approuv&#xe9;es, de veiller &#xe0; l&apos;ex&#xe9;cution du d&#xe9;cret de mars 1852 et de pr&#xe9;parer les instruc&#xad;tions et les r&#xe8;glements n&#xe9;cessaires a son application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces corporations ont &#xe9;t&#xe9; de la m&#xea;me fa&#xe7;on encourag&#xe9;es. Elles b&#xe9;n&#xe9;ficient d&apos;une capacit&#xe9; civile comparable aux corporations reconnues. Elles doivent&amp;nbsp; &amp;nbsp;prendre des immeubles &#xe0; bail et poss&#xe9;der des objets mobiliers ; les locaux n&#xe9;cessaires &#xe0; leurs r&#xe9;unions ainsi que les registres et livrets destin&#xe9;s &#xe0; leur administration, doivent &#xea;tre fournis par la commune. Elles b&#xe9;n&#xe9;fi&#xad;cient d&apos;exemption du droit de timbre et d&apos;enregis&#xad;trement et de tarifs r&#xe9;duits pour les enterrements. Elles doivent de la m&#xea;me fa&#xe7;on faire des d&#xe9;p&#xf4;ts aux caisses d&apos;&#xe9;pargne et &#xe0; la Caisse des. D&#xe9;p&#xf4;ts et Consignations. Par ailleurs, elles b&#xe9;n&#xe9;ficient de subventions an&#xad;nuelles tir&#xe9;es d&apos;une dotation de 10 millions de francs provenant de la vente des biens de la famille d&apos;Orl&#xe9;ans. En plus des secours en cas de maladie et&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;! 7 d&#xe9;c&#xe8;s, elles doivent verser des pensions de retraite aux affili&#xe9;s affili&#xe9;s &#xe0; la caisse g&#xe9;n&#xe9;rale de retraite, garantie par l&apos;Etat., cela supposait dans la soci&#xe9;t&#xe9; l&apos;existence d&apos;un nombre suffisant d&apos;affili&#xe9;s honoraires, notables, versant des contributions sans contrepartie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un semblable dispositif l&#xe9;gal avait pour but avou&#xe9; ; selon Napol&#xe9;on III,&amp;nbsp; &amp;nbsp;de r&#xe9;unir les diff&#xe9;rentes classes de la soci&#xe9;t&#xe9;, de faire cesser les jalousies qui doivent exister entre elles, de neutraliser en grande partie le r&#xe9;sultat de la mis&#xe8;re en faisant concourir le riche volontairement par le superflu de sa for&#xad;tune et le travailleur par le produit de ses &#xe9;cono&#xad;mies, &#xe0; une institution o&#xf9; l&apos;ouvrier laborieux trouve fr&#xe9;quemment conseil et appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de Napol&#xe9;on III en direction des ssm a eu &#xe9;t&#xe9; un succ&#xe8;s. Quelques chiffres en attestent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- en 1853 sur 2 483 ssm, 236 ont &#xe9;t&#xe9; approuv&#xe9;es ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- en 1855 sur 3 130 ssm, 1 063 ont &#xe9;t&#xe9; approuv&#xe9;es ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- en 1870 sur 5 788 ssm, 4 279 ont &#xe9;t&#xe9; approuv&#xe9;es, soit 620 000 adh&#xe9;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue de la Mutualit&#xe9;, on ne peut que constater le succ&#xe8;s de cette forme qui l&apos;engage pour longtemps sur une voie divergente du changement des luttes ouvri&#xe8;res. Sa position reste ambigu&#xeb;. Elle a eu &#xe9;t&#xe9; en effet prise en tenaille entre l&apos;assistance voulue par l&apos;&#xc9;tat &#xe0; des fins de paix sociale et la volont&#xe9; de prise en main par les int&#xe9;ress&#xe9;s eux-m&#xea;mes d&apos;une sollicitude mutuelle visant &#xe0; r&#xe9;parer et &#xe9;viter autant que possible les causes des malheurs auxquels ils ont &#xe9;t&#xe9; soumis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La III&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; R&#xe9;publique a eu &#xe9;t&#xe9; caract&#xe9;ris&#xe9;e par une at&#xad;mosph&#xe8;re lib&#xe9;rale permettant une clarification de l&apos;&#xe9;dification sociale. Une d&#xe9;finition plus pr&#xe9;cise de l&apos;office de la Mutualit&#xe9; comme institution sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;en d&#xe9;coule. Comme partout en Europe (et notam&#xad;ment en Allemagne) cette p&#xe9;riode correspond &#xe0; la mise en place des premi&#xe8;res politiques de protection sociale. Si peu de modifications importantes ont &#xe9;t&#xe9; apport&#xe9;es jusqu&apos;&#xe0; la fin du si&#xe8;cle concernant l&apos;&#xe9;dification de la Mutualit&#xe9; hormis le r&#xe9;tablissement de l&apos;&#xe9;lection des pr&#xe9;sidents des SSM &#xe0; la chute de l&apos;Empire, c&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; principalement dans son environne&#xad;ment social que se marque le changement. En 1884 les syndicats professionnels ont &#xe9;t&#xe9; autoris&#xe9;s. M. Mi&#xad;graine note qu&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; lev&#xe9;e&amp;nbsp; &amp;nbsp;l&apos;hypoth&#xe8;que pesant sur, les rassemblements d&apos;entraide longtemps soup&#xad;&#xe7;onn&#xe9;s de servir de paravents &#xe0; de telles &#xe9;difications de d&#xe9;fense ouvri&#xe8;re. Par ailleurs, le 9 avril 1898&amp;nbsp; &amp;nbsp;la premi&#xe8;re grande loi sociale fran&#xe7;aise a eu &#xe9;t&#xe9; vot&#xe9;e : elle reconna&#xee;t la responsabilit&#xe9; patro&#xad;nale en cas d&apos;accident du travail. &#xc7;&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; afin de permettre le d&#xe9;veloppement de la protection sociale en France, rendue imp&#xe9;rative par l&apos;importance du prol&#xe9;tariat, que les pouvoirs publics incitent au d&#xe9;veloppement de la Mutualit&#xe9;. En 1889 les SSM comptent 2 148 000 affili&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu&apos;en 1945. - Le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; avril 1898 a eu &#xe9;t&#xe9; promulgu&#xe9;e la loi mutualiste consid&#xe9;r&#xe9;e comme la charte de la Mutualit&#xe9;. Elle annonce d&apos;une certaine fa&#xe7;on l&apos;&#xe2;ge d&apos;or de la Mutualit&#xe9; fran&#xe7;aise. La libert&#xe9; syndicale, concr&#xe9;tis&#xe9;e par la constitution de la CGT en 1895 et le libre arbitre d&apos;association de la loi de 1901 abrogeant l&apos;article 291 du Code p&#xe9;nal, autorise la Mutualit&#xe9; &#xe0; se consacrer enti&#xe8;rement au d&#xe9;veloppement de la protection sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, les contr&#xf4;les administra&#xad;tifs changent de signification : ils ont &#xe9;t&#xe9; techniques et non plus politiques. Les distinctions entre corporations libres, reconnues, approuv&#xe9;es s&apos;estompent puisque toutes les ssm ont une personnalit&#xe9; civile. Le carac&#xad;t&#xe8;re communal n&apos;a eu &#xe9;t&#xe9; plus impos&#xe9;. Les ssm doivent &#xea;tre du ressort d&#xe9;partemental ou national. Elles doivent cr&#xe9;er des unions et des f&#xe9;d&#xe9;rations entre elles. L&apos;&#xe9;tendue de leurs actions a eu &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s vaste. L&apos;article 1 de la charte le pr&#xe9;cise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article Premier. - Les corporations de secours &lt;a href=&quot;http://mutuelle-assurance.assurprox.com/&quot;&gt;mutuels &lt;/a&gt;ont &#xe9;t&#xe9; des associations de pr&#xe9;voyance qui se proposent d&apos;at&#xad;teindre un ou plusieurs des buts suivants : assurer &#xe0; leurs affili&#xe9;s participants et &#xe0; leurs familles des secours en cas de maladie, blessures ou infirmit&#xe9;s, leur constituer des pen&#xad;sions de retraite, contracter &#xe0; leur profit des assurances indi&#xad;viduelles ou collectives en cas de vie, de d&#xe9;c&#xe8;s ou d&apos;accidents, pourvoir aux frais des fun&#xe9;railles et allouer des secours aux descendants, aux veufs, veuves ou orphelins des affili&#xe9;s participants d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles doivent, en outre, accessoirement, cr&#xe9;er au profit de leurs affili&#xe9;s des cours professionnels ; des offices gratuits de placement et accord&#xe9;s des allocations en cas de ch&#xf4;mage, &#xe0; la condition qu&apos;il soit pourvu &#xe0; ces trois ordres de d&#xe9;penses au moyen de contributions ou de recettes sp&#xe9;ciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles doivent cr&#xe9;er des œuvres sociales en faveur de leurs affili&#xe9;s (pharmacies, centres de soins). Deux modifications l&#xe9;gales seront apport&#xe9;es ult&#xe9;rieurement : en 1923 et en 1927 les possibilit&#xe9;s d&apos;action en mati&#xe8;re d&apos;oeuvres sociales furent &#xe9;tendues. En 1924 un d&#xe9;cret permit la constitution de caisses autonomes de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#xe9;riode a eu &#xe9;t&#xe9; l&apos;&#xe2;ge d&apos;or de la Mutualit&#xe9;. En 1904 a eu &#xe9;t&#xe9; cr&#xe9;&#xe9;e la F&#xe9;d&#xe9;ration nationale de la Mu&#xad;tualit&#xe9; fran&#xe7;aise (F.N.M.F.). La population mutualiste appara&#xee;t &#xe0; cette &#xe9;poque comme petite-bourgeoise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;r&#xe9;publicaine (12). Une image conforme aux id&#xe9;aux de cette classe marque la Mutualit&#xe9;. Elle se veut d&#xe9;mocratique, libre, son action a eu &#xe9;t&#xe9; centr&#xe9;e sur l&apos;individu. De plus, elle s&apos;entoure de tout un apparat : arbres &#xe0; la gloire de la Mutualit&#xe9;, d&#xe9;fil&#xe9;s mutualistes, banquets mutualistes, hymnes |&#xe0; la Mutualit&#xe9; en ont &#xe9;t&#xe9; les t&#xe9;moignages. Plus tard, les palais de la Mutualit&#xe9; (dont ceux de Paris et de Lyon) confir&#xad;meront l&apos;importance de ce changement (13). Le succ&#xe8;s de la Mutualit&#xe9; s&apos;appr&#xe9;cie &#xe0; la croissance de ses effectifs. En 1900 le nombre total d&apos;affili&#xe9;s participants s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve &#xe0; pr&#xe8;s de 2 500 000 pour plus de 13 000 corporations. Apr&#xe8;s la Premi&#xe8;re Guerre mon&#xad;diale, de nombreuses caisses chirurgicales se mettent en place. Elles seront appel&#xe9;es &#xe0; jouer un office im&#xad;portant plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, la Mutualit&#xe9; revendique pr&#xe8;s de 10 mil&#xad;lions d&apos;adh&#xe9;rents. Par ailleurs, vu sa respectabilit&#xe9; et son implantation, de nombreux rassemblements g&#xe8;rent les premi&#xe8;res caisses d&apos;assurances sociales obligatoires &#xe0; partir de 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour &#xea;tre reconnue et officielle &#xe0; ce point, la Mutualit&#xe9; petite-bourgeoise n&apos;entretient pas moins de difficiles rapports avec le changement syndical. Sa position sociale interm&#xe9;diaire entre le monde ouvrier et le patronat la confine d&#xe8;s cette &#xe9;poque dans une attitude dite de neutralit&#xe9;. Le changement syndical, d&apos;inspiration r&#xe9;volutionnaire,^ lui reproche une collaboration de classe. Cette situa&#xad;tion trouve en fait son explication dans le pass&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issue du monde du travail, forg&#xe9;e par lui, la Mutua&#xad;lit&#xe9; a r&#xe9;sist&#xe9;, parfois violemment, aux pressions &#xe9;tatiques, mais a eu fini, avec Napol&#xe9;on III, par se ranger aux c&#xf4;t&#xe9;s de l&apos;ordre &#xe9;tabli, abandonnant aux syndicats l&apos;office de contre-pouvoir qui fut le sien.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Conseil &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi prendre une &lt;a href=&quot;http://www.credit-assurance.com/&quot;&gt;assurance cr&#xe9;dit&lt;/a&gt; ? Il s’agit de la garantie du pouvoir d’affronter des &#xe9;v&#xe8;nements impr&#xe9;vus, la souscription d’une assurance cr&#xe9;dit s’effectue &#xe0; la mise en place d’un pr&#xea;t quelque en soit sa nature.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Sep 2008 10:44:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>